récit de vie

J’aimerais écrire le récit de ma vie, mais je ne sais pas par où commencer ? C’est une question que l’on me pose très souvent. 

Au départ, je me suis montré surpris car je n’imaginais pas que cela puisse être un obstacle et pourtant cela en était un. Par où commencer ? Que pouvais-je bien répondre ?

Un peu désemparé devant ce type de question, j’ai mené auprès de futurs auteurs ma petite enquête pour essayer de comprendre ce qui les gênait réellement dans le démarrage de leur récit. 

En dehors du syndrome de la page blanche que je ne traiterai pas ici, car je l’ai déjà abordé dans un autre article, je crois avoir identifié quelques obstacles qui pourraient à eux seuls expliquer ce problème. Je vous livre modestement mes conclusions et peut-être pourrez-vous en profiter !

 MES TROIS CONSEILS

Conseil numéro 1 : Balisez votre route …

Ne partez pas au  hasard dans l’écriture.

Délimitez votre sujet avec précision

Sur quel sujet avez-vous décidé d’écrire ? RechercheCette question peut vous paraître évidente et peut-être même va-t-elle vous faire sourire. Pourtant, je vous assure qu’il y a peu de futurs auteurs qui se la posent. Et vous, répondez-moi franchement, vous êtes-vous déjà posé cette question : sur quel sujet avez-vous décidé d’écrire ?

Ne vous contentez pas de me répondre que vous voulez écrire un roman, un guide pratique ou un récit de vie, ce serait trop facile. Non, allez plus loin dans votre questionnement. Imaginons que vous vouliez raconter votre histoire dans un livre (après tout c’est le sujet de mon blog), savez-vous si vous voulez écrire depuis votre naissance jusqu’à aujourd’hui ou si vous voulez écrire sur un moment particulier de votre vie, votre vie professionnelle, votre vie amoureuse, un temps fort, une rencontre importante, un évènement qui se serait déroulé entre telle date et telle date ?

Lorsque je pose cette question, on me répond souvent de manière évasive : oui, peut-être, je ne sais pas trop. Pourtant c’est essentiel de décider avec précision sur quelle période de votre vie, vous voulez écrire. Ignorer cette étape, c’est comme prendre le premier train qui se présente sur le quai d’une gare ou le premier avion qui décolle dans un aéroport sans connaître leur destination.  Ecrire son histoire dans un livre, c’est une forme de voyage et lorsqu’on voyage, mieux vaut connaître sa destination.

Recherchez votre profonde motivation

Une nouvelle fois, vous allez penser que je perds vraiment mon temps à écrire un article pour débiter une telle évidence !  Oui, je sais, c’est probablement la première question que vous vous êtes posée et vous y avez certainement déjà répondu. Malgré tout, c’est important de faire une dernière fois le point avant de prendre la route pour ce long, mais magnifique voyage qu’est l’écriture d’un livre.

Cette démarche aura au moins le mérite de vous rappeler que vous n’écrivez pas pour passer le temps, mais que vous avez un vrai projet d’écriture. Pourquoi voulez-vous écrire ? Derrière cette question, si vous y répondez avec franchise, se cache votre motivation profonde, autrement dit le moteur qui vous permettra d’aller tout au bout de votre projet et de tenir enfin votre livre entre vos mains. Ce n’est pas important, ça ?

 Choisissez votre moment d’écriture

 Allez-vous écrire le matin, le midi, le soir, la nuit ?  Est-ce qu’il y a un moment de la journée qui vous inspire le plus ? Est-ce qu’il y a une heure de la journée où vous êtes le plus tranquille pour écrire ? En ce qui me concerne, je suis davantage inspiré le matin de bonne heure. Mais lorsque j’étais plus jeune, j’adorais écrire le soir très tard lorsque la maison était silencieuse, car c’était à ce moment-là que toutes les idées me venaient.

Ecrivez régulièrement

Je m’explique : allez-vous écrire tous les jours, tous les deux jours, une fois par semaine, le week-end ?  Peu importe si vous n’écrivez pas plusieurs fois par semaine, ce qui compte c’est de choisir une cadence et de vous y tenir. Oui, de vous y tenir, c’est fondamental ! Si vous deviez retenir un seul conseil, ce serait celui-ci : écrivez régulièrement ! Mais attention, écrire régulièrement ne veut pas dire écrire tous les jours. Mieux vaut écrire moins souvent, mais régulièrement. 

Au départ, vous aurez peut-être un peu de mal à vous installer à votre bureau à un jour fixe et à une heure fixe, mais vous verrez que cela deviendra très vite une excellente habitude et que l’inspiration vous viendra naturellement. Ainsi, vous ferez de ce temps d’écriture un véritable rituel que vous attendrez avec impatience. Auprès de mes clients, j’ai recueilli plusieurs témoignages allant dans ce sens.

Trouvez un lieu d’écriture

Question toute simple : dans quel endroit de votre habitation allez-vous vous installer pour écrire ? Aménagez-vous un petit coin sympathique où vous vous sentirez bien et où règneront de bonnes ondes. Et pourquoi ne pas poser sur votre bureau ou votre table de travail un petit objet auquel vous tenez particulièrement (qui par exemple vous aura été offert par une personne qui vous est chère) et qui sera là pour vous stimuler.

Pour ma part, j’ai toujours sur mon bureau une toute petite sculpture qui m’a été offerte par un de mes enfants. Cela fait aussi partie du rituel.

Choisissez un outil pour écrire

Allez-vous écrire sur un ordinateur ou directement sur des feuilles de papier ? Je pourrais vous conseiller d’écrire sur un ordinateur, car c’est beaucoup plus pratique et surtout plus rapide. De plus, l’ordinateur est un passage obligé, car, en fin de course, l’imprimeur et l’éditeur vous réclameront un document informatique. Pourtant, malgré les avantages indéniables de l’ordinateur pour écrire un livre, je vous le déconseillerai dans deux cas bien particuliers.

1) Vous ne maîtrisez pas du tout l’informatique et à plus forte raison les logiciels de traitement de texte. Bien sûr, vous pouvez toujours apprendre le maniement d’un ordinateur, mais cela risque de repousser loin dans le temps votre projet d’écriture.

2) Vous aimez écrire à la main, vous aimez le contact avec le papier, le bruit du stylo ou de la plume sur la feuille, etc.  Vous avez le sentiment que l’inspiration vous viendra plus facilement en écrivant sur du papier qu’en tapant sur un clavier. Dans ces deux cas, n’hésitez plus, choisissez le papier !

 Conseil numéro 2 : Identifiez les principaux obstacles pour mieux les surmonter.

  • Je ne sais pas écrire

Certaines personnes pensent ne pas savoir écrire et cette impression, justifiée ou non, peut parfois constituer un blocage définitif.  Pourtant lorsqu’on commence un récit, il y a bien plus urgent : coucher sur le papier ses souvenirs avant qu’ils ne s’envolent définitivement.

Si votre style ne vous satisfait pas, vous aurez tout le temps par la suite de vous faire aider par un proche familiarisé avec l’écriture afin de peaufiner votre texte ou, si votre budget le permet, vous pourrez faire appel à un biographe. Mais au moins, vous aurez sauvé l’essentiel : vos souvenirs, vos émotions !

  • Je veux faire bien du premier coup

À force de se montrer trop perfectionniste, on recule constamment le moment de commencer et on finit par ne rien faire. C’est ce qu’on appelle la procrastination. Une personne m’a confié avoir déchiré dix fois de suite la première page qu’elle venait d’écrire, car elle n’était jamais satisfaite.

Etre trop perfectionniste, c’est aussi revenir mille fois sur le même paragraphe pour le réécrire, mille fois sur la même phrase pour la reformuler. Le problème, c’est que vous ne serez jamais satisfait, que vous perdrez un temps infini et que, lassé, vous finirez par abandonner.

L’inspiration jaillit comme une source, ne la bloquez pas ! Lorsque le sculpteur commence une sculpture, il n’obtient pas immédiatement une œuvre d’art, mais se retrouve d’abord face à un bloc informe qu’il lui faudra affiner. De même, le peintre passe d’abord par une esquisse pour peindre sa toile.

Même les écrivains les plus talentueux ne réussissent pas du premier coup à faire de leur manuscrit non pas un chef-d’œuvre, mais ne serait-ce qu’un livre. L’écriture, à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un récit de vie, demande une infinie patience. Si je puis me permettre un conseil : écrivez dans un premier temps sans vous poser de questions à propos du style ou de l’orthographe. Vous relirez votre tapuscrit dans un second temps, cette fois en fignolant le style et en apportant les corrections orthographiques nécessaires. Chaque chose en son temps. Ne brûlez pas les étapes !

 

  • Je ne veux pas déplaire à mes futurs lecteurs

 Au diable, vos lecteurs ! Non, j’exagère un peu, mais si peu. Au moment, où vous commencez à écrire, il ne doit y avoir qu’un seul lecteur : vous. Vous êtes le seul maître à bord, c’est vous qui conduisez le bateau et ce ne sont pas vos futurs lecteurs qui le mèneront à bon port.

Essayer de tenir compte par avance des réflexions que tel ou tel lecteur serait susceptible de vous faire, c’est la meilleure façon d’appuyer sur la pédale de frein, pire de perdre son inspiration. C’est se couper les ailes avant même de prendre son envol ! Vous roulerez avec le frein à main.

Avant d’écrire pour les autres, écrivez d’abord pour vous !  Lorsque sera venu le temps de la relecture, viendra alors le moment de penser aux lecteurs. Mais ne vous censurez pas trop car de toute manière, vous ne pourrez pas plaire à tout le monde.

Mais si vraiment vous n’arrivez pas à oublier le lecteur, si vous avez l’impression d’avoir toujours quelqu’un qui regarde par-dessus votre épaule ce que vous écrivez pour vous juger sévèrement, j’ai une suggestion à vous faire.

Imaginez que vous destinez votre récit exclusivement à une personne que vous appréciez et dont vous partagez les valeurs. Ce sera votre lecteur « témoin ». Cette personne peut être un ou une amie, faire partie de votre famille. Elle peut aussi ne plus faire partie de ce monde.

À ce propos, je me souviens d’une cliente qui avait écrit son livre en s’adressant à son grand-père décédé, dont elle avait toujours été très proche. Il peut aussi s’agir encore d’une personnalité que vous n’avez jamais rencontrée, mais dont vous partagez les valeurs comme Gandhi ou mère Térésa. Pour trouver ce lecteur témoin, demandez-vous à qui vous aimeriez dédier l’écriture de votre livre.

Cet article pourra également vous intéresser : https://ecrire-un-livre.net/ecrire-son-histoire-quels-obstacles-surmonter/

  • Je manque de temps !

 Répondez à ces deux questions et vous saurez si vous manquez réellement de temps pour écrire votre livre.

  • Est-ce qu’écrire un livre est une priorité pour moi ?

    Oui ou non ? Si écrire un livre n’est pas une priorité, vous ne trouverez jamais le temps. Pourquoi ? Parce que trouver du temps, ce n’est pas simplement une question d’organisation, c’est avant tout une question de motivation. Si vous n’avez pas la motivation, il y a peu de chance pour que vous arriviez au bout de votre projet d’écriture. Par contre, si vous avez la motivation, je suis sûr que vous trouverez le temps nécessaire.

  • Est-ce que le manque de temps que j’invoque n’est pas un faux prétexte ?

    Est-ce que cela ne masque pas un manque de confiance en moi pour écrire un livre ?

J’ai consacré un article à ce sujet, découvrez-le : https://ecrire-un-livre.net/comment-trouver-du-temps-pour-ecrire/

Conseils numéro 3 : Identifiez les bénéfices que vous allez en retirer

 Autrement dit, trouvez de nouvelles motivations pour vous donner des ailes.

Faisons le point ensemble sur les bénéfices que vous pourriez retirer de l’écriture d’un livre :

  • Contrairement au poste de télévision ou à la voiture qui terminent à la “casse”, la durée de vie d’un récit est éternelle. N’oubliez pas que votre histoire peut se transmettre de génération en génération.
  • Dîtes-vous que vous n’écrivez pas seulement pour vos enfants et petits-enfants mais aussi pour des arrière-petits-enfants qui n’auront peut-être jamais l’occasion de vous connaitre.
  • Si vous décidez de publier votre livre, pensez aux lecteurs inconnus avec qui vous pourrez partager vos idées, vos expériences. 
  • Pensez au moment tant attendu où vous tiendrez votre livre entre les mains, avec votre nom sur la couverture. Ce sera votre plus belle récompense, car vous aurez été jusqu’au bout de votre projet !
  • Dîtes-vous que c’est une excellente façon de mieux vous faire connaitre de votre famille et de vos amis et que ce récit peut conduire à des rapprochements inattendus.
  • N’oubliez pas qu’un livre peut être l’occasion d’adresser un beau message à des personnes qui vous sont proches.
  • Si vous écrivez des choses lourdes à porter, pensez à la libération qui en résultera en posant tout sur le papier.
  • Si vous destinez votre récit à l’édition, pensez au réconfort que pourront trouver certains lecteurs dans votre témoignage …

Visualiser votre futur livre est aussi un excellent moyen de se motiver. Imaginez-le, sa couverture, sa couleur, l’illustration, le grain du papier, le toucher, l’odeur, etc. Imaginez-vous en train de tourner les pages. Que ressentez-vous ?

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