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Hormis le journal intime, lorsqu’on écrit c’est généralement pour un partage avec des lecteurs.

Alors pourquoi cette injonction : oubliez le lecteur !

Ce ne serait pas de la provocation gratuite de ma part ?

Je vous assure que non. Je m’explique.

Je me suis aperçu que le simple fait de penser au lecteur pouvait entraîner un blocage chez l’auteur qui débute.

Comment ?

On se demande sans arrêt si ce que l’on est en train d’écrire va plaire à nos futurs lecteurs.

Pour ma part, lorsque j’ai décidé d’écrire pour la première fois, j’ai senti une présence diffuse autour de moi qui me mettait mal à l’aise. Il est vrai que je crois aux fantômes, mais quand même ! Une présence qui m’épiait pour savoir si j’écrivais bien.

Et vous, avez-vous eu les mêmes sensations la première fois que vous avez décidé d’écrire ? Je ne parle pas d’une simple lettre bien sûr, mais d’un récit, d’un livre. N’avez-vous pas eu l’impression qu’une personne rôdait autour de vous, pire qu’elle osait même regarder par-dessus votre épaule ce que consciencieusement vous étiez en train d’écrire.

Que s’est-il passé ? Avez-vous démasqué l’intrus ?  Oui, non ?

Si vous lui aviez retiré son masque, vous auriez probablement découvert que cet intrus n’était autre que votre futur lecteur qui sur la pointe des pieds était venu jusqu’à votre table de travail regarder par-dessus votre épaule.

Lorsqu’on pense trop au lecteur, on tourne en rond, on revient en arrière constamment pour voir si ce qu’on a écrit est acceptable … à tel point qu’on n’avance plus, on fait du surplace. On tourne dans le vide, on s’embourbe.

Est-ce que ce que j’écris va plaire, comment va-t-on me juger, mon histoire a-t-elle vraiment de l’intérêt, que va-t-on penser de mon style ? Comme on n’obtient qu’un lourd et profond silence en réponse à ces questions, on a tendance à s’affoler : on rature, on remplace un mot par un autre, on supprime une phrase, on déplace un paragraphe tant et si bien que 30 jours plus tard on en est toujours au même point. Le plus ennuyeux dans tout cela, c’est notre inspiration qui en prend un sacré coup. Nos belles idées finissent par s’envoler, on ne sait plus où on en est, on ne sait plus où on va ! Dans notre tête, c’est le désert.

Alors quelle solution ?

Oubliez le lecteur, au moins dans une première étape !

Ainsi, débarrassé provisoirement de cette ombre qui plane, on écrit plus sereinement et les pages se noircissent avec davantage de fluidité. C’est ce qu’on appelle le premier jet. On écrit sans contraintes tout ce qui nous vient par la tête en laissant libre cours à son inspiration.

Faites revenir le lecteur au moment de la réécriture !

Une fois cette étape terminée, arrive la deuxième étape la relecture-réécriture. Je l’appelle ainsi, car on ne fait pas que relire, on réécrit également ce qui mérite de l’être. L’heure sera alors venue de redonner toute sa place au lecteur en vous posant un certain nombre de questions au sujet de votre prose : est-ce que j’ai supprimé toutes les fautes d’orthographe ? Est-ce que mon histoire est cohérente ? Mon récit est-il bien structuré ? Etc.

En agissant ainsi, vous aurez sauvegardé votre inspiration et cela vous permettra d’aller au bout de votre projet d’écriture sans vous décourager et sans toujours remettre au lendemain.

Pour me résumer : donner de l’importance au futur lecteur ?  Oui, mais au bon moment, autrement dit lors de la phase de réécriture.

 

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