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« femme écrivant son autobiographie »

Vous avez envie d’écrire votre autobiographie, mais vous ne savez pas par où commencer ? Vous vous dites peut-être qu’il est trop tôt, trop tard, ou que votre vie n’est pas assez intéressante pour être racontée ?

Jeane, elle, a attendu 75 ans. Et aujourd’hui, elle tient entre ses mains le livre de sa vie. Dans cet article, je vous partage son histoire, les obstacles qu’elle a dû surmonter, et surtout le conseil numéro un qu’elle donne à toute personne qui hésite encore à se lancer.

Un conseil simple. Peut-être évident. Et pourtant, il change tout.

1. Qui est Jeane ?

Jeane a grandi dans une famille modeste, en milieu rural. Aînée de cinq enfants, elle a appris très tôt à se débrouiller et à s’occuper des autres avant elle-même. Elle a travaillé toute sa vie, élevé ses enfants, traversé des deuils, des joies, des ruptures et des recommencements.

En apparence, une vie ordinaire. Mais comme je le dis souvent dans mon travail de coach en récit de vie :

« Il n’existe pas de vie ordinaire si l’auteur(e) écrit en exprimant ses émotions. Nous sommes tous aussi différents que les feuilles d’un arbre. »

Pendant des décennies, Jeane n’avait jamais raconté son histoire. Dans sa génération, on avançait. On ne se plaignait pas. Et surtout, on ne pensait pas que sa propre vie méritait d’être écrite.

2. Le déclic : pourquoi elle a décidé d’écrire sa vie

C’est à 72 ans, après le décès de sa mère, que tout a changé.

En rangeant les affaires de sa mère, Jeane a retrouvé une boîte de vieilles photographies. Des visages qu’elle reconnaissait à peine. Des lieux qui n’existaient plus. Et personne autour d’elle ne savait plus qui étaient ces gens. Les histoires s’étaient perdues — pour toujours.

Ce jour-là, elle a pris une décision : elle ne laisserait pas sa propre histoire disparaître avec elle.

Le déclic peut venir de partout

Un succès, un anniversaire, la naissance d’un petit-enfant, une séparation, une maladie, un deuil… C’est une petite voix qui dit : « maintenant. »

3. Les 3 obstacles que rencontre toute personne qui veut écrire son autobiographie

Si vous avez déjà pensé à écrire votre vie sans jamais vous y mettre, vous reconnaissez probablement l’un de ces trois freins.

Obstacle n°1 : la paralysie de la page blanche

Par où commencer quand on a 60, 70, 80 ans de vie derrière soi ? La richesse du matériau devient un obstacle en elle-même. On ne peut pas tout mettre — alors on ne met rien.

Obstacle n°2 : la peur du jugement

Qu’est-ce que mes enfants vont penser ? Est-ce que j’ai le droit de parler de cette période ? Est-ce que je vais blesser quelqu’un ? Ces questions sont légitimes. Elles font partie du processus. Mais elles ne doivent pas arrêter le projet.

Obstacle n°3 : la conviction que sa vie « n’a aucun intérêt »

« Je ne suis pas quelqu’un de célèbre. Je n’ai pas fait de grandes choses. Pourquoi quelqu’un lirait ça ? » C’est l’obstacle le plus profond — et le plus injuste. Car ce n’est pas la notoriété qui donne de la valeur à une vie. C’est l’authenticité.

« Une vie qui se raconte avec sincérité touche toujours quelqu’un. Toujours. »

4. Comment Jeane a avancé, pas à pas

Jeane n’a pas commencé par le chapitre un. 

Elle s’est installée avec un carnet et a noté des fragments au fil des jours. Une odeur qui lui revenait. Le prénom d’une institutrice. Une phrase que sa mère lui avait dite un soir d’hiver. Un compliment de son père. Rien d’organisé. Juste des traces.

Puis elle a cherché un accompagnement. C’est là que nos chemins se sont croisés. Ensemble, nous avons :

  • trouvé le fil conducteur de sa vie
  • donné une structure aux différentes périodes
  • identifié les épisodes clés qui donnaient du sens à l’ensemble
  • apprivoisé les parties douloureuses, sans les effacer

Elle a écrit par petits morceaux. Jamais plus d’une heure par jour. Parfois vingt minutes. Mais avec régularité. Et au bout de deux ans, le livre était là.

L’écriture autobiographique ne réclame pas de la précipitation. Elle réclame de la régularité.

20 minutes par jour, 5 jours par semaine = plus de 60 heures d’écriture en un an. C’est largement suffisant pour écrire un livre entier.

5. Ce que ce projet lui a vraiment apporté

Ce qui l’a le plus touchée, ce n’est pas le livre final. C’est ce que cela a transformé en elle.

« J’ai compris des choses sur moi que je n’avais jamais comprises en 75 ans de vie. » 

En écrivant son histoire, elle a :

  • Découvert des schémas répétitifs qu’elle n’avait jamais remarqués
  • Pris conscience de blessures anciennes qu’elle portait sans le savoir
  • Retrouvé de la fierté pour des périodes qu’elle considérait comme des échecs
  • Transmis à ses enfants et petits-enfants une autre partie d’elle-même qu’ils ignoraient

Ses enfants ont lu le livre. Les plus grands de ses petits-enfants aussi. Et ils ont découvert une femme — pas juste « mamie ». Une femme avec une jeunesse, des rêves, des combats, et une histoire digne d’être racontée.

6. Son conseil n°1 pour écrire son autobiographie

Je lui ai posé la question directement : « Si vous deviez donner un seul conseil à quelqu’un qui hésite, ce serait quoi ? »

Elle n’a pas hésité une seconde.

❮❮ Ne pas attendre d’être prêt(e). ❯❯

Et voici ce qu’elle a ajouté, et que je n’oublierai jamais :

« J’ai attendu d’avoir le temps. Puis j’ai attendu de savoir écrire. Puis j’ai attendu que ce soit le bon moment. Et le bon moment, il n’est jamais venu tout seul. C’est moi qui ai dû décider que c’était maintenant. »

Ce que ce conseil signifie vraiment

Attendre d’être prêt(e), c’est souvent attendre une condition qui n’arrivera jamais. Attendre d’avoir du temps (le temps se prend, il ne tombe pas du ciel). Attendre de savoir bien écrire (il est toujours possible de se faire aider). Attendre que la vie soit plus calme (elle ne l’est jamais vraiment).

L’autobiographie ne demande pas la perfection. Elle demande le courage de commencer. 

 En conclusion : votre histoire mérite d’être racontée

L’expérience de Jeane n’est pas une exception. C’est ce que vivent, à des degrés divers, toutes les personnes que j’accompagne dans leur récit de vie. La peur. Le doute. Puis la libération. Et au final, quelque chose d’irremplacable : la fierté d’avoir été jusqu’au bout et de tenir son livre entre les mains. Un récit qui traversera plusieurs générations.

Votre vie a de la valeur. Pas parce que vous avez fait des choses célèbres. Mais parce qu’elle est unique, et qu’elle appartient à une histoire plus grande que vous.

Écrire son autobiographie, c’est laisser une empreinte.

Merci de m’avoir lu

Si vous souhaitez démarrer votre propre projet d’autobiographie, mon accompagnement. Je vous accompagne de la première ligne jusqu’au livre.

FAQ — Vos questions sur l’autobiographie

À quel âge peut-on écrire son autobiographie ?

Il n’y a pas d’âge idéal pour écrire son autobiographie. Certaines personnes commencent dès la cinquantaine et même avant, d’autres à 80 ans passés. Ce qui compte, c’est la décision de commencer. Jeane en est la preuve : à 75 ans, il n’était pas trop tard.

Faut-il savoir bien écrire pour rédiger son histoire de vie ?

Non. L’autobiographie n’est pas un exercice littéraire : c’est un acte de transmission. Ce qui compte, c’est votre voix, votre sincérité, et vos souvenirs — pas la maitrise du style. Un accompagnement peut vous aider à mettre en forme ce que vous ressentez.

Quelle est la différence entre autobiographie et récit de vie ?

L’autobiographie est un récit écrit de sa propre vie, généralement chronologique. Le récit de vie est une notion plus large : il peut être oral ou écrit, partiel ou complet, et recouvre aussi des formes comme les mémoires, les journaux intimes ou les lettres familiales.

Combien de temps faut-il pour écrire son autobiographie ?

Cela dépend de la profondeur du projet. Jeane a mis deux ans, à raison de vingt minutes à une heure par jour. Avec un accompagnement, certaines personnes finalisent un livre en 8 à 12 mois.

Dois-je tout dire dans le récit de ma vie ?

Non. Vous êtes libre de choisir ce que vous partagez. L’autobiographie n’est pas une confession. C’est un choix narratif : vous décidez quelles périodes mettre en lumière, et lesquelles laisser dans l’ombre. Un bon accompagnement vous aide à faire des choix.

Comment garder son autobiographie pour les générations suivantes ?

Plusieurs options existent : impression à compte d’auteur pour en offrir des exemplaires à la famille, version numérique partagée en PDF, ou même publication via des plateformes d’auto-édition. L’essentiel est de ne pas laisser le manuscrit dans un tiroir.

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Un carnet de questions douces et guidées pour poser enfin les premiers mots de votre histoire — à votre rythme, sans pression.