Est-il préférable de faire un titre long ou un titre court ? La réponse à cette question n’est pas toujours la plus évidente.

Transcription de l’audio si vous préférez un texte écrit :

Faut-il choisir un titre de livre court ou long ?

Avant de répondre à cette question, prenons quelques exemples de titres longs et de titres courts :

Commençons par les titres longs :

Les gens heureux lisent et boivent du café (Agnès Martin-Lugand)

Tu comprendras quand tu seras plus grande (Virginie Grimaldi)

Calme et attentif comme une grenouille (Eline Snel)

Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même (Lise Bourbeau)

Le jour où les lions mangeront de la salade verte (Raphaëlle Giordano)

Ta deuxième vie commence quand tu comprendras que tu n’en as qu’une (Raphaëlle Giordano)

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part (Anna Gavalda)

Le plus bel endroit du monde est ici (Care Santos et Francesc Miralles Bofarull)

Et maintenant quelques titres courts :

Un autre regard, (Emma)

Un appartement à Paris (Musso),

Après toi, (Jojo Moyes)

L’horizon à l’envers, (Marc Levy)

Deux hommes de bien (Arturo Perez-reverte)

Petite précision, courts ou longs, je n’ai pas choisi tous ces titres au hasard, ils appartiennent à des ouvrages qui connaissent un certain succès.

Je vais maintenant vous demander de vous livrer à un petit exercice :

Lisez ce titre « Les gens heureux lisent et boivent du café » et fermez les yeux ! Que voyez-vous ? Avez-vous des images qui défilent dans votre cerveau ? Pour ma part, je ne vous étonnerai pas si je vous dis que je vois des gens souriants, une tasse à la main, réunis autour d’une table.

Si je vous demande maintenant de faire le même exercice avec un titre court, par exemple « Un appartement à Paris », que voyez-vous si vous fermez les yeux ?

Personnellement, je vois d’abord un immeuble, puis un appartement quelconque sans caractéristique particulière. Bref, ce titre m’inspire pas beaucoup et il y a fort à parier que je retiendrai un titre bien plus long, mais évocateur comme « Le jour où les lions mangeront de la salade verte » plutôt qu’un titre court, même s’il ne contient que deux mots.

À ce propos, j’ai ma petite explication qui vaut ce qu’elle vaut. Je ne retiens pas les titres courts comme « un appartement à Paris », car trop vagues. Par contre, je retiens les titres longs tout simplement parce qu’en quelques mots, ils me racontent une histoire. Et pour imprimer la mémoire, rien de tel que de raconter une histoire !

Conclusion : les titres longs peuvent avoir plus d’impact sur le lecteur que les titres courts.

Et pourtant pendant très longtemps, on entendait une rengaine bien différente : faites un titre court, il sera d’autant plus percutant et facile à retenir. On s’est aperçu que c’était loin d’être toujours vrai !

Attention, nuance, nuance … Je ne veux pas dire pour autant que les titres courts sont tous à bannir. Non, il y en a de très bons. Je veux simplement dire : adoptez le titre qui vous inspire. Ne vous souciez pas de sa longueur (bien sûr, il ne peut faire plusieurs phrases). Bref, ne vous censurez pas en ce qui concerne sa longueur. Allez où votre imagination vous porte.

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