Conseils pour se faire éditer

mai 1, 2011 by

dandelion

Vous possédez un manuscrit et vous aimeriez le publier mais vous ne connaissez pas précisément la marche à suivre.  Voici quelques conseils sur la façon de procéder pour mettre toutes les chances de votre côté.  J’ai choisi d’en parler sur mon blog   parce que c’est une question que les visiteurs du marronnier rouge me posent fréquemment.

Pour se faire éditer, les places sont très chères. Il y a beaucoup de candidats mais très peu d’élus. Les éditeurs reçoivent des dizaines, voire des centaines de manuscrits par mois pour les plus  grandes maisons comme Hachette, Actes Sud,  Fayard, Albin Michel, Robert Laffont et beaucoup d’autres encore …

Mais tout reste possible à condition de respecter certaines règles :

  • N’envoyez pas votre manuscrit au hasard mais sélectionnez des éditeurs en fonction du genre de livres qu’ils publient. Si besoin, parcourez les rayons d’une librairie ou inscrivez-vous dans une bibliothèque. Il faut que votre projet d’écriture corresponde à la ligne éditoriale de l’éditeur qui recevra votre manuscrit. Par exemple, il ne servirait à rien d’envoyer un roman policier à un éditeur spécialisé dans les guides touristiques. Ce serait dommage car vous seriez deux à perdre votre temps, vous et l’éditeur !

 

  • N’envoyez pas de manuscrit écrit à la main. Il faut que votre document soit saisi sur ordinateur, à l’aide d’un traitement de texte. C’est ce qu’on appelle un « tapuscrit ».

 

  • Préférez le format A4 (21X29, 7cm) pour votre manuscrit. Aérez votre texte, n’hésitez pas à laisser des espaces entre vos paragraphes et même entre vos lignes avec par exemple un interligne de 1,5. Pour le lecteur de la maison d’édition, votre document sera plus agréable à lire et il pourra plus facilement l’annoter en cas de besoin.  Imprimez-le et faites-le relier en thermocollé ou avec des spirales. N’oubliez pas de mettre vos coordonnées sur la première page.

 

  • N’envoyez pas votre manuscrit imprimé sous la forme d’un livre. L’éditeur aura plus de difficultés pour le parcourir et l’annoter et vous lui donnerez le sentiment d’avoir brûlé les étapes.

 

  • Ne vous contentez pas d’envoyer un résumé  ou des extraits de votre manuscrit sauf si c’est une exigence de l’éditeur. L’envoi d’un simple synopsis au lieu du manuscrit dans sa totalité se pratique davantage aux États-Unis qu’en France.

 

  • Joignez au manuscrit une lettre d’accompagnement, mais gardez-vous bien d’y raconter votre vie ou de faire comprendre que votre manuscrit est un chef-d’œuvre. Si c’est le cas, l’éditeur préférera  le constater par lui-même. Considérez cette lettre juste comme une formule de politesse pour introduire votre manuscrit.  Plus elle sera sobre et mieux ce sera.

 

  • N’envoyez pas votre manuscrit par mail, il ne serait pas lu. Il existe cependant quelques exceptions : certains éditeurs en ligne préfèrent recevoir les manuscrits par internet. Mieux vaut se renseigner avant.

 

  • Envoyez votre manuscrit par la poste après avoir bien pris soin de vous faire confirmer l’adresse de l’éditeur par un simple coup de fil par exemple. Certaines maisons d’édition changent souvent d’adresse.

 

  • Si vous n’avez pas de nom précis, adressez votre manuscrit au « service des manuscrits »

 

  • N’hésitez pas à envoyer votre manuscrit à plusieurs éditeurs à la fois.  Ainsi, vous gagnerez du temps car le temps d’attente pour avoir une réponse d’un éditeur est souvent très long : de 3 à 6 mois.

 

  • Joignez à votre envoi une grande enveloppe timbrée pour le retour de votre manuscrit par la poste en cas de non acceptation. Devant le nombre de manuscrits qu’ils reçoivent, les éditeurs prennent rarement en charge le retour à l’expéditeur. Dans le cas contraire et si vous ne donnez pas signe de vie, votre manuscrit sera détruit.

 

  • Ne relancez pas l’éditeur tous les quatre matins, cela n’avancerait à rien et il pourrait perdre patience.

 

Enfin et surtout :

Ne vous découragez pas, on ne gagne pas à tous les coups et vous devrez peut-être remettre plusieurs fois le fer au feu.  De grands romanciers comme Proust ont essuyé de nombreux revers avant de trouver un éditeur et un certain nombre d’auteurs aujourd’hui très connus se sont faits publier en envoyant un manuscrit par la poste. Si vous possédez un vrai talent, il finira par être reconnu !

Envisagez-vous de publier un livre ? Peut-être l’avez-vous déjà fait ! Quel fut votre parcours du combattant ? Avez-vous des conseils à donner  ou aimeriez-vous en recevoir ?

Merci de laisser votre commentaire ci-dessous.

Patrick du Boisbaudry

www.lemarronnierrouge.com

 

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48 Comments

  1. Elsa

    Excellents conseils, véridiques et astucieux. Merci!

    • Patrick du Boisbaudry

      Merci beaucoup Elsa pour cette appréciation et pour votre visite sur mon blog!
      Patrick

  2. KUHM

    bonjour, un éditeur me demande pour l’édition et la publication la somme de 2500 E; il me reversera 3,40 E sur les 3000 premiers livres vendus. Je trouve cela exagérer, c’est mon 1er livre et jamais je ne vendrai autant d’exemplaires. Comment faire ? Merci pour votre réponse

    • Patrick du Boisbaudry

      Bonjour,
      Il serait intéressant de savoir quelles prestations l’éditeur à compte d’auteur vous apporte pour la somme de 2500 €. En dehors de l’impression, vous propose-t-il la conception de la couverture, la relecture et correction de votre texte, éventuellement une réécriture partielle ….
      Autre question très importante : comment va-t-il diffuser votre livre, quels moyens va-t-il mettre, a-t-il un réseau de distribution …. Le rôle d’un éditeur digne de ce nom, c’est d’assurer la meilleure diffusion possible d’un ouvrage. Par exemple, si votre livre doit rester dans un placard ou sur un bureau, autant le faire imprimer vous-même et le diffuser par vos propres moyens (autoédition).
      En espérant avoir répondu à votre question, je vous souhaite de trouver une solution qui vous apportera toute satisfaction.
      Patrick

  3. Hadj abderrahmane Sahra

    bonjour,
    Merci pour ces conseils precieux mais si ne ne voulons pas faire editer le livre a grande echelle seuelement 5 ou 6 exemplaires pour une distribution familiale comment faire ?

    Merci

    • Patrick du Boisbaudry

      Bonjour,
      Si vous souhaitez réaliser seulement quelques exemplaires d’un livre pour la famille ou les amis, il vous suffit de vous adresser à un imprimeur. C’est lui qui fabriquera votre livre avec le nombre d’exemplaires souhaités.
      Il faut bien faire la différence entre les deux termes : imprimer (ou éditer) un livre et publier un livre.

      - Imprimer un livre c’est fabriquer matériellement un livre.(L’imprimeur est celui qui fabrique les livres)
      - Publier ou éditer un livre c’est le diffuser auprès du public. (L’éditeur est celui qui diffuse les livres après les avoir fait imprimés par un imprimeur)

      J’espère avoir répondu à votre question. Merci pour votre participation.
      A très bientôt,
      Patrick

  4. Le mot « Fin » vient d’être écrit!
    Je me suis jeté sur Internet pour savoir comment procéder maintenant…et je tombe sur votre Site rempli des bons conseils que nous attendons Tous, nous les écrivains en herbe!
    Merci pour toutes vos recommandations de valeur.
    Amicalement.

    • Patrick du Boisbaudry

      Bonjour,
      Merci pour vos compliments, je les accepte avec plaisir.
      Je souhaite pour votre livre tout le succès que vous en attendez… et même plus !

      Patrick

  5. Clotilde Bricmont

    Bonjour Patrick! Ces derniers temps, je me suis souvent demandée si je proposerai un de mes romans à un éditeurs, vu que mes amis me le proposent sans cesse, et je me suis posé beaucoup de question sur ka manière de se faire publier. Votre site y a répondu. Merci.
    Mais juste une question, comment s’assurer que notre livre est bien écris? Le faire lire a des grands littéraires? Je suis jeune (16ans) et mes romans ne sont lu que par mes amis qui n’émettent jamais d’arguments assez objectifs ..

    • Bonjour Clotilde,
      Comment vous assurer que votre livre est bien écrit ? Je ne pense pas que ce serait très utile de le faire lire à de grands littéraires, du moins pas dans un premier temps. Le mieux est de faire lire votre livre à des lecteurs potentiels, à ceux qui correspondent à la cible que vous visez. Je m’explique : Par exemple si votre roman s’adresse plus spécifiquement à des ados, faites-le lire en priorité à des ados. C’est avant tout de leur avis que vous avez besoin dans la mesure où ils constitueront vos futurs lecteurs. Le mieux serait de vous adresser à des amis d’amis qui ne vous connaissent pas. Cela leur permettrait d’être objectif et de ne pas chercher à vous faire plaisir. Je pense également qu’il existe des sites où vous pouvez soumettre la lecture de votre roman aux visiteurs pour avoir leur avis.
      http://www.lecteurs.com/
      Avant je vous conseille de protéger votre œuvre, notamment si votre idée est très originale.

      Autre conseil : vous pouvez vous rendre dans des forums consacrés à la lecture, car certains participants passionnés de lecture ne demandent pas mieux que de lire des romans, à condition bien sûr que ce soit gratuit.
      J’espère avoir répondu à vos questions.
      Je vous souhaite plein de succès.
      Patrick

      • Clotilde Bricmont

        Ha, merci beaucoup ! Oui, j’ai déjà publié sur le site de lecture academy, quelques extraits d’une autre oeuvre, et apparemment, ils aiment mon style littéraire. Merci d’avoir répondu à mes interrogations.
        Excellente journée!

  6. Bonjour,
    Comment faire pour « protéger son oeuvre » SVP? Merci

  7. Guy

    bonjour
    Pouvez vous me dire s’il est possible de donner un titre déjà utilisé
    merci et bonne journée

  8. valentine

    Bonjour , je commence mon livre et je voulais un peu me renseigner , il faut payer l’éditeur pour qu il publie le livre ( impression … )
    Valentine

    • Bonjour Valentine,
      Merci pour votre question, la réponse pourra intéresser de nombreux lecteurs.
      Seules les maisons d’édition dite « à compte d’auteur » vous réclameront une certaine somme pour publier votre livre.
      Soyez vigilante dans votre choix, car certaines maisons sont plus sérieuses que d’autres.
      Les maisons d’édition traditionnelles sont dites « à compte d’éditeur ». Elles ne vous demanderont pas d’argent et vous reverseront des droits d’auteur sur chaque vente de votre ouvrage. Ce sont souvent de grandes maisons d’édition comme Actes Sud, Julliard, Grasset, Gallimard, Belfond, Albin Michel… mais aussi de petits éditeurs peu connus. Seule difficulté : la concurrence est rude. Ces éditeurs reçoivent chaque jour des manuscrits.
      Pour compléter ces informations, vous pouvez cliquer sur ce lien : http://www.lemarronnierrouge.com/#/comment-publier-son-livre/4138217

      A bientôt et merci pour votre participation.

  9. Edmond Marcks

    Bonjour,

    Article très intéréssant et captivant néanmoins racontez nous comment vous avez trouvé votre éditeur en ce qui vous concerne, sur quels critères l’avez vous choisit et avez vous des éditeurs ou des maisons d’édition à conseiller à un jeune hauteur de roman.

    Merci d’avance et bonne journée

    • Bonjour,
      A mes clients, je conseille le plus souvent les éditeurs à compte d’éditeur ou l’autoédition, mais rarement pour ne pas dire jamais les éditeurs à compte d’auteur.
      Difficile de vous conseiller des éditeurs, cela dépend du genre de votre roman. Je vous conseille d’aller dans une librairie ou mieux, une bibliothèque, pour voir le genre de livre que publie tel ou tel éditeur.Ainsi, vous aurez une meilleure idée de sa spécialité et vous verrez si votre ouvrage peut entrer dans une de ses collections et l’intéresser. Vous pouvez également visiter leurs sites internet pour voir quels genres d’ouvrages ils éditent.
      Bonne route dans votre projet de roman.
      Patrick

  10. Christine

    Bonjour Patrick

    Vos conseils sont très pertinents et pleins de sagesse. Je voulais témoigner ici du parcours du combattant d’un auteur publié à compte d’éditeur depuis… près de quinze ans.
    Curieusement, je n’ai jamais eu de problème pour trouver un éditeur – le premier était alsacien, vu que ma saga se déroulait dans ma région natale.
    Par contre, j’ai eu des ennuis terrifiants vis-à-vis du paiement de mes droits. Mon tout premier éditeur faisait partie d’une association. Il a été licencié pour avoir détourné de l’argent. Je n’ai évidemment jamais touché de droits sur ce premier livre. Qu’importe, je l’ai réécrit et envoyé aux Editions De Borée à Clermont-Ferrand (compte d’éditeur et très bonne diffusion). Là, j’ai vécu une période faste car l’éditeur m’a toujours tout payé. Dans l’intervalle, j’ai été contactée par un nouvel éditeur régional qui voulait que j’écrive pour lui. Dans ce cas de figure, il doit verser un à-valoir à l’auteur. Ce qu’il a fait. Le livre s’est vendu à 3000 exemplaires rien que dans le Grand Est. Sauf que l’éditeur s’est suicidé, perclu de dettes. Quand je me suis rendue à la vente aux enchères de son stock, j’ai eu un choc : des montagnes de livres invendus, sauf le mien, 50 ex. J’ai donc financé sa maison (avec un autre auteur qui avait bien marché) et tous les autres ont été des fiascos monumentaux. Je n’ai évidemment rien touché en droits d’auteur, hormis la provision de départ, environ 2000 euros.
    Cette biographie sera probablement rééditée par un autre éditeur (j’ai le contrat mais rien n’est encore sorti), lequel connaît aussi des difficultés financières. Il avait pourtant insisté pour récupérer les droits de ce livre… Il me doit de l’argent depuis plus d’un an pour la vente d’un pastiche à plus de 2000 ex. Je ne doute pas de son honnêteté, c’est juste que je tire la langue.

    Ce n’est que mon impression, mais je trouve que les personnes qui veulent juste avoir un livre papier entre les mains feraient mieux de voir un imprimeur.
    Sinon, il faut très bien connaître le milieu de l’édition et le genre dans lequel on écrit pour s’épargner l’épouvante des retours de manuscrits. Un bon auteur est aussi censé être un bon lecteur, hanter les librairies et les bibliothèques. Je suis souvent sidérée par le manque total de culture générale de ceux et celles qui veulent se faire publier. Hormis Gallimard et de quelques autres mammouths, ils ne connaissent personne.
    Là, j’ai signé à nouveau chez De Borée pour un droit de préférence de… cinq livres. C’est abusif et l’éditrice le sait, mais il est toujours possible de négocier. Il suffit en fait d’écrire dans un genre différent de celui qui figure sur le contrat d’édition pour publier aussi ailleurs. Je suis contente de retourner dans ma maison fétiche, après trois incursions périlleuses ailleurs, lesquelles ont toutes fini par la faillite des éditeurs, même si mes livres se sont vendus. Il faut vraiment supporter ça et ne jamais baisser les bras. Signer un contrat d’édition est une épreuve redoutable; là, les ennuis ne font que commencer, même si l’éditeur est honnête, qu’il diffuse bien vos livres et vous bichonne (c’est le cas chez De Borée, ils sont très proches de leurs auteurs et gardent le contact avec eux, les invitent à de bons salons, etc.)
    Je n’ai pas vraiment de conseil à donner, mais il ne faut pas prendre à la légère l’acte d’écrire et de publier. Pas tout le monde peut supporter la pression, les méventes, les critiques parfois très méchantes de certains médias (ou lecteurs, ça existe), les commentaires odieux de certains recalés de l’édition qui vont jusqu’à me soupçonner de coucher avec mon éditeur (manque de bol, c’est une femme, lol !) ou qui ne supportent pas l’humour, l’imagination, l’enthousiasme qui se dégage de mes livres.
    Chacun écrit ce qu’il veut, mais c’est la croix et la bannière pour se faire accepter si on a envie de tourner en dérision la banalité de notre époque ou une nostalgie frelatée pour une époque pas si bonne que ça. Comme l’avait dit mon éditrice : « Vous n’avez pas eu des parents indignes, une psychanalyse de douze ans ni un tonton pédophile pour faire le best-seller d’une saison qui tombera dans les oubliettes six mois plus tard. Dans ce cas, il ne vous reste qu’une chose : le talent ».

    • Bonjour Christine,

      et merci pour ce long témoignage et cet éclairage sur l’édition. Quel parcours !
      Cela remet les choses en place, car beaucoup de personnes pensent que la publication d’un ouvrage relève de la simple formalité.

      C’est un parcours difficile, mais, tout en ayant conscience des difficultés, il ne faudrait surtout pas que les futurs auteurs se découragent pour autant.La preuve, malgré vos déboires, vous avez bien tiré votre épingle du jeu. Mais il est vrai que la détermination ne suffit pas, il faut aussi un certain talent.

      Pour ma part, je pense qu’il faut avant tout frapper à la bonne porte, car il y a éditeur et éditeur. Tout se joue dans la diffusion du livre, sera-t-il bien diffusé ou restera-t-il au fond d’un placard ?

      Encore merci pour votre témoignage, c’est l’objectif de ce blog : partager des expériences.

      A bientôt,

      Patrick

  11. Christine

    Bonjour Patrick
    Merci pour votre réponse, j’avais juste besoin de parler de ça parce que certains jours, je ne sais vraiment plus à quel saint me vouer ! J’ai beau adorer ce que je fais, mettre tout mon coeur et mon enthousiasme dans mes écrits, j’ai parfois l’impression de me trouver face à une machine sans âme qui me broie mon esprit d’initiative.
    Un exemple qui va sans doute horrifier les aspirants écrivains, mais ils doivent ouvrir les yeux sur la réalité de l’édition :
    J’ai obtenu en 2010 un prix régional pour une bio; je n’avais rien demandé, je connaissais cette association littéraire mais n’avais jamais eu envie d’en faire partie. Et là, mon éditeur de l’époque m’avait dit que je faisais partie des sélectionnés pour le prix. Je touchais 600 euros (une goutte d’eau dans la mer, mais c’est sympa…) ainsi qu’une mention du prix sur la réédition du livre. Quelques temps après cet événement, j’ai eu droit à un coup de fil alarmé de l’éditeur. Le président du jury m’avait fait donner le prix non pas pour la qualité littéraire de mon oeuvre mais parce qu’à l’époque je travaillais comme correspondante pour un journal local et que le monsieur, par ailleur auteur de récits nombrilistes à compte d’auteur, voulait que je lui fasse de la pub pour son brouet (je tenais en effet une Vie Littéraire, laquelle m’a créé des soucis sans fin !). Voilà à quoi peut parfois tenir une notoriété, aussi modeste soit-elle: à votre statut, à vos relations, à votre habilité à brosser les z’auteurs dans le sens du poil. A votre talent ? Jamais ! N’oublions pas que nous sommes en France, pays des Droits de l’Homme et de la guillotine qui rase toutes les têtes qui dépassent. Pleurnichez donc, chers auteurs débutants, sur vos parents indignes, sur votre obésité ou votre autisme (mais évitez de préciser que votre QI fait 170, ça la fout mal !), racontez que vous couchez avec Untel très populaire parmi les franchouillards de base et vous ferez peut-être une brève apparition parmi le Top Ten des libraires… le temps d’une saison. Après quoi, on vous jettera comme un mouchoir en papier.
    Vous rêvez de participer à de chouettes salons du livre ? Vous voulez être humiliés, c’est ça ? Vous êtes masos ? Pas moi. Je les évite comme la peste. Hormis quelques lecteurs sympathiques (il y en a partout, heureusement), c’est le défilé des aigris, des recalés de l’édition, des comptes d’auteur qui vous accusent d’avoir triché, menti, plagié, couché et autres – liste non exhaustive, quand ils ne vous collent pas une crotte de nez dans le bouquin du haut de la pile pendant que vous avez le dos tourné parce que la charmante libraire vous offre un café…

    Si d’aventure j’ai la chance d’atteindre un âge respectable, j’écrirai mes mémoires, c’est promis. Ce sera drôle, mais vous rirez en vous mouchant le nez. Je n’aime pas les mélodrames.
    Bon courage ! :))

  12. Françoise Chatanay

    J »écris essentiellement des nouvelles pour enfants. J’ai également un roman -pour enfants/ados de côté mais je ne sais pas où me faire publier.
    J’ai envoyé une nouvelle à une édition gratuite (Edilivre) -je suis demandeur d’emploi et ne puis me faire éditer par un grand éditeur), signer un contrat.
    La lecture m’a amené à écrire, cela fait déjà huit ans.
    Y a t-il d’autres éditeurs ?

    • Bonjour Françoise,
      En effet ce n’est pas toujours facile de trouver un éditeur. Je ne connais pas bien Edilivre, mais c’est peut-être une bonne solution pour vous faire connaître au départ. A condition toutefois de ne pas en attendre des miracles; sans vouloir vous décourager, il est très difficile de vivre de sa plume. Les écrivains qui y parviennent en France sont très peu nombreux.D’autre part ce n’est pas parce que vous êtes demandeur d’emploi que vous ne pouvez pas vous faire publier par un grand éditeur comme vous semblez le penser. Heureusement, cela n’a rien à voir.
      Rendez vous dans une bibliothèque ou une librairie et notez le nom des éditeurs qui publient le genre de livres que vous écrivez. Ensuite appelez-les pour vérifier que leur adresse est toujours la bonne et pour savoir s’ils souhaitent recevoir votre manuscrit par la poste ou par mail. Surtout, ne vous découragez pas, tout reste possible. Tenez-nous au courant. Je vous souhaite un grand succès dans vos démarches. A bientôt.
      Patrick

  13. Edmond Marcks

    Bonjour, tout d’abord merci pour votre réponse.

    Après avoir effectué quelques recherches et contacter bon nombre de maisons d’éditions, j’ai enfin trouvé mon bonheur chez 7ecrit (site web: http://www.7ecrit.com).

    Ils ont tout de suite accroché à mon style d’écriture et le fait que je sois débutant n’a dérangé en aucun cas.

    Ils ont pour vocation principale de publier les premiers ouvrage des nouveaux auteurs, de permettre au grand public de les découvrir.

    C’est ce qui m’a le plus encouragé à prendre contact avec eux dans un premier temps puis m’engager avec dans un second temps.

    L’avantage est également qu’ils n’ont pas de ligne éditoriale stricte, ils acceptent tout types d’écriture tant que ça leur plait.

    De plus ils publient autant au format livre qu’au format numérique adapté aux eBook, Kindle et autres liseuses numériques. Aujourd’hui c’est un point fort étant donné que les habitudes littéraires des lecteurs changent et que beaucoup préfère les eBook.

    Merci beaucoup pour votre soutien et je vous conseille de jeter un oeil sur cette maison d’édition qui pour moi fut une vraie révélation.

    • Bonjour,
      merci de partager cette information avec nos lecteurs.
      Je suis ravi pour vous si vous avez trouvé un éditeur qui réponde entièrement à vos besoins.
      Mais pouvez-vous nous en dire plus sur cette maison d’édition :
      Est-ce une maison d’édition traditionnelle qui prend totalement en charge la fabrication et la diffusion de votre livre et vous rémunère en droits d’auteur
      ou bien est-ce un éditeur à compte d’auteur qui vend ses prestations pour fabriquer et diffuser votre livre ?

      C’est, me semble-t-il, une question importante pour faire un choix éclairé.

      Merci encore pour votre participation,
      A bientôt,
      Patrick

  14. Mélia Rebours

    Bonjour, je trouve ce site très intéressant et cela me donne réellement envie de réaliser un manuscrit. J’avais tout de même quelques petites questions pour m’éclairer:
    Si j’ai bien compris, lorsque j’envoie mon manuscrit à une maison d’éditeur à compte d’éditeur, l’éditeur s’occupe de protéger mon livre par les droits d’auteur, de créer un numéro ISBN, de remplir les obligations légales, d’éditer le livre… ? Je n’aurai donc rien d’autre à gérer ?
    Si plusieurs maisons d’édition me recontactent au sujet de mon manuscrit, comment dois-je faire ?
    Bien cordialement.

    • Bonjour Mélia,
      Oui, l’éditeur à compte d’éditeur s’occupe de tout : protection de votre œuvre, demande de numéro ISBN, obligations légales, etc.
      Bien entendu, il s’occupe aussi de concevoir la couverture, de faire fabriquer votre livre, de le promouvoir et de le diffuser.
      En revanche, il vous demandera peut-être de sacrifier quelques passages, ou de les réécrire.Il pourra aussi vous demander de changer de titre, etc.

      Si plusieurs maisons d’édition vous contactent, dîtes oui à toutes dans un premier temps. Rencontrez-les et discutez avec elles en étudiant bien le contrat qu’elles vous proposent.
      Vous pouvez vous décidez en fonction d’offres concrètes qui vous seront faites, mais aussi en fonction du feeling que vous aurez avec tel ou tel éditeur. Les relations entre un éditeur et ses auteurs sont assez souvent d’ordre affectif.

      Voilà, j’espère avoir répondu à vos questions.

      Prochainement, je sortirai une formation qui vous donnera toutes les clés pour publier votre livre de la meilleure façon possible. J’y travaille actuellement.

      Merci pour votre participation et bonne chance à votre manuscrit.
      Patrick

      • Mélia Rebours

        Merci beaucoup pour votre réponse rapide et très claire. Je serai vers qui me tourner pour avoir de plus amples conseils. Votre formation pourrai m’intéresser dans un futur proche. Bien Cordialement.

  15. marina

    Bonjour,
    Votre site est très intéressant et vos réponses toujours encourageantes.
    Comme tout le monde, j’aimerais être éditée mais je ne rêve pas… Connaissez vous publibook ou édilivre? Ils prennent à priori beaucoup de choses en charge mais après???Merci d’avance

    • Bonjour Marina,
      Comme vous avez raison de poser la question « certains éditeurs prennent tout en charge, mais après ? » Et oui, rien ne sert d’être édité si votre livre reste dormir au fin fond d’un placard. Comme vous l’avez bien compris, se faire éditer n’est pas une fin en soi, il y a l’après. Comment fera-t-on connaître votre ouvrage ? Comment sera-t-il diffusé ?
      Pour répondre à vos questions plus précisément , je ne connais Publibook que de nom, je ne peux donc rien vous en dire. Peut-être des lecteurs connaissent bien cet éditeur et pourront vous renseigner.
      Edilivre peut publier gratuitement votre livre après soumission de votre manuscrit à un comité de lecture. Leurs conditions ont le mérite d’être claires, mais il faut savoir que ce sera à vous d’assurer vous-même la promotion de votre livre, même s’ils vous fournissent quelques outils pour cela. Sinon, votre livre ne se vendra pas ou très peu. Vous serez rémunérée en droits d’auteur. Si vous avez du temps et une grande motivation, vous pouvez également vous tourner vers l’autoédition.
      A bientôt,
      Patrick

      • marina

        Merci beaucoup pour votre réponse. Vous confirmez mes craintes… En gros, LA solution est de se faire éditer à compte d’éditeur mais cela n’ayant aucune chance de se produire…Reste à se rabattre sur ce genre d’éditeurs, histoire de transformer son travail en objet…En tout cas, merci pour vos précieuses infos!

        • Bonjour Marina,
          loin de moi l’idée de confirmer vos craintes. Sans doute me suis-je mal exprimé dans ma réponse à votre premier message.
          Ne vous découragez pas, des auteurs connus aujourd’hui se sont fait publiés pour la première fois en envoyant leur manuscrit par la poste à un éditeur à compte d’éditeur. Ils étaient alors de simples anonymes. Tentez vous aussi votre chance, cela vaut la peine. Sinon, je crois beaucoup en l’autoédition, c’est pour moi l’édition de l’avenir, notamment avec le développement du numérique et de l’internet.

          Lancez-vous, l’avenir vous appartient et tenez-nous au courant de votre parcours auprès des éditeurs.
          Patrick
          Ps : Pour tous ceux que cela intéresse, je sortirai dans quelques jours, à un prix très compétitif, un guide complet avec des videos et un livre numérique sur la meilleure façon de trouver un éditeur.

  16. Bonjour,

    Je crois qu’avant de vouloir se faire éditer, les auteurs devraient comprendre ce qu’aiment les lecteurs visés. Écrire sans connaître qui pourrait être intéresser à notre livre n’est pas une bonne stratégie.

    Pour la publication, pourquoi ne pas avoir son propre site web et bâtir votre audience en fonction d’un livre ?

    • Bonjour,
      ce serait en effet la stratégie idéale mais pour la mettre en place, il faut maîtriser un certain nombre de paramètres et les auteurs ne son pas tous sensés posséder des connaissances en marketing.
      Mais c’est une très bonne idée à exploiter.
      Merci pour ces conseils.
      Patrick

      • Merci Patrick.
        Il est vrai que beaucoup d’auteurs n’ont pas de connaissance en marketing. Probablement est-ce la raison pourquoi ils demeurent inconnus. Donc, quel auteur voudrait être connu et apprendre le marketing web ? La solution est dans cette question et sans action, alors rien ne se produit.

  17. JMPR

    Cher Patrick
    Je suis en train d’écrire un roman et je veux le publier. Mais j’ai plusieurs questions. Tout d’abord, est-ce que tout les éditeurs demandent des roman sur base régulière, comme un par an? Deuxièmement, comment faisons-nous pour séparer les revenues (X% pour l’illustrateur,etc.). Et finalement, comment nous faisons-nous payer?
    P.S. J’ai 16 ans.
    P.P.S. Sans vouloir vous vexer, pourquoi écrivez-vous votre nom à le fin de vos messages, alors qu’il est écrit au-dessus?

    • Bonjour,
      J’imagine que dans votre message, vous faites uniquement allusion aux éditeurs à compte d’éditeurs.
      1) Tous les éditeurs n’exigent pas que vous écriviez un roman par an. Bien sûr, si vous deveniez une auteure à succès, ils s’empresseraient de vous solliciter, mais sans pour autant vous obliger. Excepté, si vous signez un contrat avec un éditeur où figure la commande d’un livre tous les ans. Mais dans ce cas, vous le feriez en toute connaissance de cause.
      2) En tant qu’auteure, vous recevrez un pourcentage sur le prix de vente de votre ouvrage pour chaque vente qui correspondra au droit d’auteur. Il tourne généralement autour de 7 à 10 % (parfois moins, parfois plus, cela dépend de l’éditeur et de la notoriété de l’auteur). Je ne connais pas le pourcentage qui revient à l’illustrateur.
      3)Vous serez payée une fois par an directement par l’éditeur. Ce sont les droits d’auteur.

      Je vous souhaite une bonne route dans le monde de la publication.Merci pour votre participation.

      Patrick

      PS : je signe toujours mes articles par principe. Le nom qui figure en haut de mes articles est mis automatiquement sans que j’intervienne. Je ne pense pas que cela nuise à la lecture (sourire).

  18. Swan

    Bonjour,

    Cela fait plus de trois ans que j’écris à compte personnel, il m’arrive de me faire lire par des amies et il m’est arrivé d’avoir des compliments de la part de mes professeurs de français sur mes écrits (même si je n’ai jamais fait L au lycée). Bref du coup j’ai développé le rêve assez fou d’écrire un livre et de me faire publier au moins une fois dans ma vie. Cependant j’ai quelques questions :

    - Est-ce qu’être jeune (20 ans) et sans aucune expérience/études dans le domaine littérature nuit gravement à mes chances d’être publié ? (J’imagine qu’être publié est un parcours du combattant donc j’appréhende beaucoup)
    - Est-ce qu’il y a un nombre minimum de pages à remplir ? C’est-à-dire est-ce qu’il y a des risques que les histoires soient trop courtes pour être transformer en bouquins ?
    - C’est compliqué de protéger ses œuvres ? Est-ce qu’on est obligé de le faire soit-même ou c’est à la maison d’éditeur de le faire ?

    Merci d’avance

    • Bonjour Isabella,
      je vais essayer de répondre à votre long message.
      1- rassurez-vous il n’y a pas d’âge pour écrire et devenir un auteur célèbre. Françoise Sagan a publié « Bonjour Tristesse » à 19 ans et Nina Berberova, écrivaine d’origine russe, s’est fait connaître à l’âge de 84 ans en publiant « l’accompagnatrice ».
      2- oui, il faut un minimum de pages à moins que vous publiiez des nouvelles. Mais dans ce dernier cas, il vous faudra écrire plusieurs nouvelles pour faire un livre. Quant au nombre de pages nécessaires pour faire un livre, cela dépend de l’éditeur et de ses collections.

      3- pour protéger une œuvre, je vous conseille de vous reporter à l’article suivant : http://ecrire-un-livre.net/se-faire-publier/autoedition-quelles-formalites-pour-publier-son-livre/

      Je vous souhaite un beau projet d’écriture,

      Patrick

  19. Destiny

    Bjr. Je réside en Afrique et j‘aimerais me faire publier à l‘étranger. Vous serez gentil de m‘eclairer sur la démarche à suivre. dois~je simplement envoyer mon manuscrit ou y a~t~il des précautions à prendre comme protéger le manuscrit. Merci

  20. Muriel Harivony

    Bonjour,

    Je suis en traine de rédiger une histoire. En fait, je suis passionnée de lecture et souhaite publier un livre à mon tour. Je travaille pour une société de pré-presse et nous faisons de la sous-traitance pour de grandes maisons d’édition comme Fayard, Le Livre de Poche, Acte Sud, Dunod, Calamn Lévy,… Je suis metteur en page depuis 5 ans.
    Mon but est alors de faire le montage de mon livre, j’ai déjà un relecteur français, j’ai tous les outils et les compétences pour la composition d’un livre. Cependant, je ne sais pas quels seront les étapes que je devrai suivre après, chez l’imprimeur ou chez une maison d’édition ? Comment dois-je procéder ? vers qui me tourner ? Qui pourrai m’aider dans toutes ces démarches ?
    Merci pour votre réponse.

    • Bonjour Muriel,
      merci pour votre long message. Je vois que vous avez déjà presque tout prévu, reste le moment de la fabrication et de la diffusion du livre.
      Tout dépend du mode de publication que vous choisirez :
      1) si vous souhaitez passer par un éditeur, c’est lui qui se chargera d’imprimer votre livre.Vous n’aurez donc pas à contacter d’imprimeur.
      2) Si vous choisissez de vous auto-éditer, autrement dit d’éditer vous-même votre propre livre, vous pourrez vous adresser à un imprimeur qui fait de l’impression numérique et qui pourra fabriquer seulement quelques exemplaires de votre ouvrage. Ainsi, sans dépenser trop d’argent, vous pourrez commencer à diffuser votre livre.
      Pour en savoir un peu plus, je vous conseille la lecture de ces articles :

      http://ecrire-un-livre.net/se-faire-publier/autoedition-quelles-formalites-pour-publier-son-livre/

      http://ecrire-un-livre.net/se-faire-publier/comment-trouver-un-editeur/  » target= »_blank »>
      Bonne route à vous !

      Patrick

  21. marquis

    bonjour,
    merci pour tout vos conseil.
    Je souhaiterai demander s’il met possible de proposer mon livre à un éditeur si je l’ai autoéditer?
    je vous remercie
    cordialement

    • Bonjour,
      oui bien sûr, il est tout à fait possible de proposer votre livre à un éditeur même si vous l’avez déjà auto-édité.
      Il vous demandera vraisemblablement de passer uniquement par ses services et donc de mettre fin à votre autoédition.
      Certains auteurs qui s’étaient auto-édités en publiant leurs ouvrages sur Amazon se sont fait remarquer par des éditeurs qui leur ont proposé un contrat d’édition. Bien entendu, je parle d’éditeur à compte d’éditeur et non à compte d’auteur.
      Bonne réussite dans votre projet.
      Patrick

  22. Stéphane Juhasz

    Je viens de terminer mon premier ouvrage, et je me posais des questions quant à sa publication, j’ai trouvé votre sit qui je dois dire est très intéressant et pratique.
    J’ai une question pour vous.

    Est-il plus intéressant d’utiliser un pseudonyme plutôt que son vrai nom ?

    • Bonjour Stéphane,
      Pour répondre à votre question, tout dépend du contenu de votre récit et de votre désir. Certains auteurs ne souhaitent pas être reconnus pour une question de confidentialité, par exemple parce que leur texte met en cause certaines personnes de leur entourage.
      Si ce n’est pas votre cas, autant conserver votre vrai nom. Ce sera une façon de vous faire connaître en tant qu’auteur et si vous avez du succès, ce que je vous souhaite, vous pourrez participer à des émissions de télévision ou de radio en toute transparence.
      A bientôt peut-être sur ce blog,
      Patrick

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