le blues de l'écrivain

orchestre de jazz

 

La page blanche est loin derrière vous. Vous avez dépassé ce stade, vous n’arrêtez pas d’écrire. Votre plume bouge toute seule. Elle s’anime, de plus en plus vite ! Cela fait plusieurs jours que vous remplissez des pages et des pages.  Votre projet d’écriture tient la route, il prend forme, vous le sentez bien. C’est presque l’euphorie !

Et puis tout à coup, c’est le vide, le désert. Vous stoppez net. Vous posez le stylo et levez les yeux au ciel.

Le doute fait place à vos certitudes et les interrogations commencent à fuser.

Vous soupirez : à quoi bon !

Oui, à quoi bon ! À quoi bon  écrire ! Pour qui ? Pour quoi ?

Mais qu’est-ce qui vous arrive ? Il y a seulement quelques jours, vous étiez tout feu, tout flamme à l’idée d’écrire.

Vous connaissez une phase de découragement ? Rien de plus normal !

Contrairement à la fameuse angoisse de la page blanche, ce ne sont pas les idées qui vous manquent, l’inspiration qui vous fait défaut. Non, au contraire, vous en avez à revendre.

Votre blocage vient d’ailleurs.

Vous doutez !

Vous doutez de votre talent !

Pire, vous doutez de vous-même !

Les questions se mettent à tourner dans votre tête comme des  guêpes prisonnières dans un bocal.

Ce que j’écris ne va intéresser personne !

Combien de fois ai-je entendu cette phrase dans la bouche de mes clients alors que le démarrage de leur récit avait été tonitruant. Le doute ne vient pas au tout début, il s’annonce généralement au milieu du gué. Et dans ces moments là, l’autre rive vous semble loin, très loin …. si loin que vous pensez que vous ne l’atteindrez jamais.

Vous vous lancez dans un grand monologue avec vous-même …

C’est le blues de l’écrivain qui a le sentiment de n’écrire que des choses insipides, inutiles et sans valeur.

Ne vous censurez pas,

Et dans cet état, d’autres questions vous viennent immédiatement à l’esprit : est-ce ce que je peux vraiment dire cela, que vont penser mes lecteurs ?

Oui, que vont penser mes lecteurs ?  Ne vaudrait-il pas mieux que je tourne ma phrase différemment ? Comment vont-ils l’interpréter ?

Oubliez le lecteur,

L’oublier ?

Oui, parfaitement.

Tout au long du livre ?

Oui, tout au long du livre. Vous aurez toujours le temps d’y penser après, au moment de la relecture. Pour l’instant voyagez, seul, voyagez léger ….laissez votre lecteur sur le quai. Ne vous inquiétez pas pour lui, il aura bien le temps de monter.

Écrivez d’abord pour vous, rien que pour vous. Soyez égoïste. Après tout, c’est votre livre, c’est votre histoire !

Et surtout ne cherchez pas à plaire, mais soyez vous-même.

Normalement, après une bonne nuit ou une pause de quelques jours, tout devrait rentrer dans l’ordre !

Reconnaissez votre talent …

Mais si le mal devait persister, je vous propose ce petit remède : relisez ce que vous avez écrit. Vous serez étonné par tout le travail que vous avez réalisé,  toutes les pages que vous avez noircies. Et peut-être, enfin je l’espère, reconnaitrez-vous que sous votre plume il y a un certain talent !

Patrick du Boisbaudry

www.lemarronnierrouge.com

Conseils pour écrire une autobiographie
Articles qui pouraient aussi vous intéresser :

Téléchargez gratuitement le guide "Conseils pour écrire, mettre en page, imprimer et publier mon livre"

et recevez régulièrement mes conseils sur l'écriture d'un livre.
x